Amazon.fr - Les prêcheurs de l'apocalypse : Pour en finir avec les délires écologiques et sanitaires - Jean de Kervasdoué - Livres

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Description du produit

La vision catastrophiste du monde entretenue par le discours dominant se nourrit d'approximations, voire de contre-vérités, qu'il s'agit de rectifier. Le charbon est en réalité plus fatal que l'amiante, et l'un et l'autre cent fois plus que les radiations nucléaires. Malgré l'indéniable réchauffement de la planète, la Terre n'a pas encore atteint la température de l'an mil. Par ailleurs et surtout, l'espérance de vie n'a cessé de croître dans les pays riches, jamais leurs habitants n'ont vécu aussi vieux et en meilleure santé, même si " leur vie demeure une maladie sexuellement transmissible, 100 % mortelle ". L'auteur démythifie ici le discours écologique ambiant et dénonce le " médicalement correct ". En se focalisant sur des dangers imaginaires (nitrates, OGM...), en regardant ici (le nucléaire) et pas là (le charbon), les grandes associations écologistes ont abandonné une partie de l'humanité en chemin. Les bons sentiments ne feront rien pour réduire la contradiction majeure entre la santé d'aujourd'hui, l'économie de demain et la survie d'après-demain. La raison et l'analyse des intérêts de chacun seront la seule chance des déshérités actuels et de l'humanité à venir.

Extrait

Extrait de l'introduction :

«Les faits ne pénètrent pas dans le monde où vivent nos croyances, ils n'ont pas fait naître celles-ci, ils ne les détruisent pas ; ils peuvent leur infliger les plus constants démentis sans les affaiblir...»
Marcel Proust,
Du côté de chez Swann.

Je suis un fatigué de l'apocalypse, qu'elle soit religieuse ou écologique. Élevé par les prêtres du diocèse de Saint-Brieuc dans les années 1950, je me suis rendu compte assez jeune que la masturbation ne rendait pas systématiquement sourd et que les péchés que nous devions confesser chaque semaine n'ouvraient pas immédiatement les portes de l'enfer. Plus tard, une formation en écologie et une passion pour les questions de santé m'ont rendu assez peu sensible aux imprécations de ceux qui s'affublent, le plus souvent en toute illégitimité, du qualificatif d'écologiste ou d'expert en santé publique. Les surenchères sur les conséquences sanitaires de Tchernobyl me navrent, la recherche d'un bouc émissaire ministériel après la canicule de 2003 m'attriste, les commentaires des journalistes sur la dioxine, le nitrate ou les OGM me font sourire quand ils ne me mettent pas en rage, les allers et retours en Inde du porte-avions Clemenceau me paraissent bien onéreux pour les distractions que procure ce va-et-vient, l'inscription du principe de précaution dans la Constitution française me semble une insulte à la raison, quant à la recherche de l'éternelle jeunesse de mes contemporains elle m'inquiète comme le ferait une multiplication de clones de Faust issus des recherches du docteur Knock.
Oui, des pays entiers courent de véritables dangers : il suffit de regarder ce qui se passe aujourd'hui en Afrique. Oui, Bhopal et Tchernobyl furent d'indéniables catastrophes humaines et écologiques. Oui, des hommes sont morts trop jeunes pour avoir travaillé dans des mines d'amiante, et d'autres, à peine plus vieux, pour avoir été mineurs de fer ou de charbon. Oui, je comprends que personne ne veuille mourir pour un steak. Oui encore, la grippe aviaire m'inquiète car elle pourra être dangereuse le jour où le virus aviaire s'humanisera, mais en attendant j'achète du poulet et, dans le même registre, j'ai savouré un steak tartare le jour où la Grande-Bretagne fut contrainte de dévoiler ses turpitudes en matière de viande bovine. Certes elle avait autorisé l'exportation de carcasses d'animaux atteints d'encéphalopathie spongiforme, ce qui n'est pas bien, mais les prions, fussent-ils anormaux, ne se trouvent pas dans la viande rouge (le muscle). Acheter de l'eau en bouteille sous prétexte que celle du robinet recèle des traces de nitrates est aussi inutile que coûteux : les nitrates sont aussi «naturels» qu'inoffensifs. Les traces de dioxine dans un produit alimentaire, même quand elles dépassent d'une centaine de fois les normes européennes autorisées, n'ont rien d'inquiétant. Les OGM du règne végétal, mieux connus que la plupart des plantes «naturelles», ont le plus souvent été sélectionnés pour réduire l'épandage de pesticides de plein champ, produits indéniablement toxiques, mais les OGM ne le sont pas. En revanche, les organismes génétiquement modifiés posent la question très sérieuse de la propriété du vivant. Faut-il tout confondre ?
Chaque jour, je suis surpris par la masse considérable d'informations touchant la santé et son aspect inquiétant, inutile, inadapté, ridicule au point d'être drôle si cette désinformation n'était pas aussi dangereuse. Quand les présentateurs du journal télévisé parlent des OGM, j'ai l'impression d'apprendre que Mars attaque. Les idées fausses deviennent des lieux communs et les idées folles des conseils thérapeutiques avisés.
L'appréciation des risques individuels et collectifs en matière de santé est profondément distordue par une méconnaissance de la biologie humaine et de la santé publique. Une enquête européenne datant de quelques années indiquait que les Français étaient les plus mal informés dans ce domaine et donnaient seulement en moyenne une bonne réponse sur cinq à un questionnaire élémentaire portant sur l'environnement et la santé humaine.
Comment distinguer s'il faut, ou non, se préoccuper de la dioxine, de l'amiante, du prion (vache folle), des OGM du règne animal et du règne végétal, des engrais, des pesticides, de la pollution atmosphérique, de la grippe aviaire, du nuage de Tchernobyl ?

Présentation de l'éditeur

La vision catastrophiste du monde entretenue par le discours dominant se nourrit d'approximations, voire de contre-vérités, qu'il s'agit de rectifier. Le charbon est en réalité plus fatal que l'amiante, et l'un et l'autre cent fois plus que les radiations nucléaires. Malgré l'indéniable réchauffement de la planète, la Terre n'a pas encore atteint la température de l'an mil. Par ailleurs et surtout, l'espérance de vie n'a cessé de croître dans les pays riches, jamais leurs habitants n'ont vécu aussi vieux et en meilleure santé, même si " leur vie demeure une maladie sexuellement transmissible, 100 % mortelle ". L'auteur démythifie ici le discours écologique ambiant et dénonce le " médicalement correct ". En se focalisant sur des dangers imaginaires (nitrates, OGM...), en regardant ici (le nucléaire) et pas là (le charbon), les grandes associations écologistes ont abandonné une partie de l'humanité en chemin. Les bons sentiments ne feront rien pour réduire la contradiction majeure entre la santé d'aujourd'hui, l'économie de demain et la survie d'après-demain. La raison et l'analyse des intérêts de chacun seront la seule chance des déshérités actuels et de l'humanité à venir.

Biographie de l'auteur

Jean de Kervasdoué est professeur d'économie et de gestion des services de santé, ingénieur agronome, ingénieur du génie rural et des eaux et forêts. Il a consacré sa vie aux secteurs de la santé et de l'environnement et est l'auteur de nombreux ouvrages, notamment La Santé mentale des français(Odile Jacob, 2002) et L'hôpital(PUF, Que sais-je?, 2005) et de plusieurs centaines d'articles dans ces domaines.

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